
L'odeur nauséabonde emplissait la pièce. Un mince filet de lumière s'étirait paresseusement depuis la fenêtre, conférant à la chambre une atmosphère fantasque. La plus faible de mes respirations paraissait déplacée dans ce milieu figé.
Luttant contre les nausées, je m'approchai doucement du lit, et fut figée de stupeur. A mes pieds s'étendait une flaque sombre et âcre, coulant depuis son corps endormi. Je ravalai la bile acide qui commençait déjà à remonter dans ma gorge, et tendait fébrilement la main vers son bras.
Son corps avait la raideur caractéristique de ceux ayant reçu la visite de la Mort durant leur sommeil.